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 Seth ♦ Time is a great healer, yellow sheep is pretty much at the end.

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Carnet de voyage
Ville de départ : Los Angeles
Équipe pkmn :
Inventaire :
❝ Je suis un SCIENTIFIQUE

Δ Date d'inscription : 17/04/2014
Δ Messages : 76
Δ Ft. : Benjamin Stone (avatar by .sparkle)
Δ Fiches : Mon histoire
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MessageSujet: Seth ♦ Time is a great healer, yellow sheep is pretty much at the end.   Jeu 17 Avr - 11:55


Seth Caldwell
ft. Benjamin Stone
En général, je suis...

Δ NOM : Caldwell
Δ PRÉNOM : Seth
Δ ÂGE : 22 ans
Δ GROUPE : Curiouswatcher
Δ SOUS-GROUPE : scientifique
Δ POKEDEX : Je préfère travailler en solo.

Δ PARTICULARITÉS :
Il a une sœur, Ainslin de deux ans plus jeune que lui. Il s’entend assez bien avec elle, malgré quelques difficultés quand Seth rejetait totalement les Pokémons.
Il vient d’une famille riche et comme ses parents sont morts quand il a eu 18 ans, il a hérité de la moitié de leur argent. (l’autre moitié revenant à sa sœur)
Il est très solitaire et a du mal à aller vers les gens et à accepter que les gens viennent vers lui.
Il regrette profondément d’avoir cassé avec sa copine quand il haïssait les Pokémons.
Il a décidé d'abord d'étudier que les Pokémons de type électrique.

Voilà mes copains !


Δ STARTER : Wattouat
Δ SEXE : Féminin
Δ SURNOM : Cotton
Δ NIVEAU : 5.
Δ NATURE : Douce

Δ PARTICULARITÉS :
Cotton dort toujours à côté de moi, sur le tapis à côté de mon lit. Elle adore que je lui grattouille en dessous de la tête. Ma sœur lui met souvent un stupide ruban rose autour du cou que Cotton semble beaucoup aimée, mais moi je l'enlève dès que ma sœur a le dos tourné. Vive la crédibilité quand vous êtes un homme et que vous vous baladez avec un Pokémon ayant un gros ruban rose autour du cou...

C'est mon histoire


Chapitre 1 : mon enfance
Quand un enfant né, on sait si sa vie va être facile ou non, tout cela en se basant sur ses parents. Quand je suis né j’ai été catalogué « enfant avec beaucoup de chance ». Pourquoi ? Je viens d’une famille riche. Mes parents dirigeant ensemble une grande entreprise. Alors tout le monde me prédestinaient à une vie superbe. Mais vous connaissez le dicton « l’argent ne fait pas le bonheur » ? C’est un peu vrai. Oh je vais pas mentir ça y contribue beaucoup, mais à condition d’être bien entouré. Car dès que je fus en âge d’aller en maternelle, ma mère a tout de suite repris son travail. Bon au moins je peux m’estimer heureux, elle s’est occupée de moi bébé et m’a emmené à mon premier jour de maternelle. Un très grand jour il parait, moi je m’en rappelle que quand on me le raconte, comme tout le monde je pense. Après ça c’est la nounou qu’avaient engagé mes parents qui s’occupait de moi. Elle m’emmenait à l’école, allait me chercher tard le soir (je restais en garderie) s’occupait de moi à la maison et quand mes parents rentraient trop tard c’est aussi elle qui me mettait au lit. Mais des fois quand l’un de mes parents rentrait tôt (voir les deux) j’avais de la chance et c’est eux qui me mettaient au lit. Mais avec eux j’avais jamais d’histoire, alors au final je préférais les nounous qui eux cédaient à mes caprices.

En dernière année de maternelle il se passa deux événements importants. D’abord ma petite sœur rentra à son tour en maternelle. Oui, oui ma mère a eu une autre enfant et Ainslinn a subi le même sort que moi, après qu’elle pouvait aller en maternelle, pouf, plus de maman. Elle reprit son travail et laissa ma sœur entres les mains des nounous comme elle l’avait fait avec moi. Oui mes parents ont une drôle de notion du mot « parent ». Pendant ma dernière année ma maîtresse d'école c’est aussi rendu compte d’une chose, après plusieurs tests ça c’est confirmé. J’avais l’oreille musicale ou absolue selon ce qu’on dit. Alors après ça mes parents m’ont mis à la musique. Grâce à mon don, j’avais attiré un peu l’intérêt de mes parents et je ne laissai pas passer cette chance. Je fis tout pour leur plaire, absolument tout, je vivais que pour plaire à mes parents. Mais ils se lassèrent vite de tout ce que je faisais, si bien que quand je rentrai au collège j’abandonnai cette idée stupide. Je ne fis plus d’efforts, j’ai appris que ça ne servait à rien. Je me suis alors intéressé à ma sœur, mais contrairement à moi elle s’était fait une place parmi les autres. Pendant que moi je faisais tout pour attirer les parents elle avait tout fait pour s’attirer des amis qui lui portent bien plus attention que tout ce que j’ai pu recevoir de nos géniteurs. Au fond j’ai toujours était seul, c’est juste que je m’en suis rendu compte que trop tard.

Au collège les deux premières années, je fis profil bas. Je faisais plus beaucoup d’efforts, je me maintenais à la moyenne et c’était suffisant. Je restais ce mec au fond de la classe qui n’embêtait personne, pas le dernier des cancres ni le premier des intellos, mais juste un fantôme qu’on n’embêtait pas. Et c’était parfait comme ça. J’avais arrêté toutes les activités que je faisais et qui me bouffaient tout mon temps. Mais j’ai gardé le piano. J’aimais cet instrument. Le son qui s’en dégageait, il m’apaisait quand j’avais envie de péter les plombs. Ma dernière année de collège ça dégénéra. J’avais fait l’effort d’augmenter ma moyenne, pour faire bien avant l’entrée au lycée. Mais en devenant premier de la classe j’attirai l’attention sur moi. Et pas en bien. Ça a commencé quand trois mecs de ma classe s’en sont pris à moi pour prendre mon DM de math. Je ne me suis pas laissé faire, mais contre trois ? J’ai vite perdu. Le pire c’est que je marque à une vitesse assez incroyable. Impossible de cacher mes bleus. En rentrant je m’occupai de mes coups. Ils ne m’ont pas loupé… Mon visage, mes bras, mon torse, mon dos… Pour mettre de la pommade sur mon dos, ce n’est pas le plus facile. Surtout quand on a mal partout.

_Seth ? Qu’es ce que tu as fait ?

J’avais oublié de fermer la porte de la salle de bain et ma sœur était rentrée ayant une belle vue sur mes bleus.

_On t’a jamais appris à frapper avant de rentrer ? J’ai finis dans cinq minutes.

J’essayai de la repousser et de la mettre dehors, mais elle résista.

_Attends… Je peux t’aider.

Je soupirai, mais Ainslinn était bien décidée à m’aider que je sois d’accord ou non. D’un côté je n’aurais jamais réussi à m’occuper de mon dos. Personne ne parlait et c’était mieux ainsi. J’avais déjà du mal à supporter ce regard de pitié qu’elle me lançait. Cette scène se reproduisit plusieurs fois. Moi me faisant avoir sous les coups et ma sœur me soignant avec toujours ce même regard de pitié. Au bout d’un moment je fus plus malin qu’eux. Je préparais plusieurs devoirs. Un bon et un mauvais. Je me faisais voler le mauvais et je rendais le bon. Ils ne s’étaient pas rendus compte de la supercherie car quand le prof nous rendait les devoirs j’avais un mauvais devoir sur moi que j’avais corrigé moi-même et je montrais celui-là bien-sûr. Du coup il croyait vraiment que j’avais arrêté de bosser et que ma moyenne chutait avec la leur. J’avoue être plutôt fier de mon coup. En fin d’année avec les bulletins et tout ça ils ont découvert le truc, mais c’était la fin de l’année alors j’ai pu leur échapper. Je me suis arrangé pour être sûr de ne pas être dans le même lycée qu’eux. Je me suis alors débrouillé pour aller en pensionnat dans un lycée privé très réputé et extrêmement cher.  J’espérais vraiment avoir un nouveau départ au lycée. J’y croyais vraiment.



Chapitre 2 : le lycée

Quand je suis arrivé au pensionnat, j’ai eu la bonne surprise de voir que les chambres n’étaient que par deux. Je préfère ça aux chambres de quatre. Je trouve que ça fait beaucoup trop de personnes quatre. Bon en début d’année comme ça forcément mon coloc’ de chambre était sympa, j’attendais de voir si ça allait continuer. Cette fois-ci je ne fis pas comme au collège, j’essayai de me montrer un peu plus sociable et je commençais à travailler dès la première année, autant avoir une image d’intello du début à la fin. Ça se passa plutôt bien, bon mes amis se comptaient sur une main et j’étais loin d’être populaire, mais je m’en fichais. Juste quelques potes sur qui je peux compter ça me suffisait amplement. Tout ce passa bien jusqu’à la troisième année, décidément le trois n’est pas mon chiffre porte bonheur.

Je jouais du piano dans la salle de musique, la professeure m’y ayant donné un libre accès. Il n’y avait jamais personne à cette heure-ci, mais pour une fois quelqu’un vient me voir jouer.

_Waouh. Je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un comme toi sait aussi bien jouer du piano.

Je sursautai, ne m’attendant pas à entendre quelqu’un. Je la détaillai. Il s’agissait d’une fille de ma classe, jolie, populaire, sortant avec un sportif. Le genre de fille que je mets un point d’honneur à éviter.

_Waouh. Je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un comme toi sache apprécier la musique d’un piano.

Ma phrase la fit rire. Vivement qu’elle parte. Je ne veux pas m’attirer d’ennuis et je suis sûr qu’elle peut me les apporter sur un plateau. Elle me dit qu’elle savait jouer et qu’elle allait me montrer, je lui laissai donc ma place au piano. Elle entama donc un morceau très connu au piano. Le prélude de Bach. Malheureusement elle faisait trop de fautes et je ne pouvais pas supporter ça. Je fis semblant de rabattre le clapet du piano sur ses mains et sa réaction fut immédiate.

_Non, mais ça va pas !
_Tu fais pleins d’erreurs, je n’arrive pas à entendre ça.
_Quel culot ! Tu te prends pour un as du piano ? Je suis sûr que tu serais incapable de faire une musique de Chopin !
_Pousse toi de là.

Je repris ma place et me mis à jouer une musique que je considérais comme très difficile : fantaisie impromptu de Chopin. J’interprétai la première partie rapide qui doit durer à peu près une minute. Quand la musique commença à ralentir, j’arrêtai et me retournai vers la fille.

_Tu as reconnu au moins ?

Apparemment loin de s’attendre à ce que j’ai un tel niveau elle resta bouche bée devant ma performance et me fit un simple hochement de tête. Je me relevai, il était temps que je parte, j’allais près de la porte que je tins.

_Je dois m’en aller et je dois refermer la salle derrière moi, alors si tu veux bien.

Sans un mot elle quitta la salle et me regarda fermer la porte. Je m’apprêtais à partir quand elle me retint par le bras.

_Attends. Comment tu as appris à jouer comme ça ? Tu fais pourtant partie des boursiers non ?

Je le regardai. C’est vrai qu’au vu de mes résultats scolaires et de ma manière de m’habiller, beaucoup de personnes pensent que je fais partie des rares privilégiés qui peuvent rentrer dans ce lycée grâce à une bourse. Ils sont tous loin d’imaginer que je suis très riche. Seul mon coloc’ de chambre connait la vérité. Et ma sœur bien-sûr, mais même là les gens nous pensent pas de la même famille.

_Il ne faut jamais se fier aux apparences. Je joue depuis que j’ai 5-6 ans et je joue tous les jours.
_Tu n’es pas boursier ?

Je soupirai. Pourquoi ça comptait tant pour elle de savoir ça ? Que je sois riche ou non ça change pas le fait que je joue du piano et que je joue mieux qu'elle.

_Je suis le frère d’Ainslinn Caldwell si tu veux me replacer dans un contexte social. Maintenant si tu veux bien.

J’extirpai mon bras et m’en allai. Je savais qu’elle connaissait ma sœur. Contrairement à moi elle se fait vite une place chez les populaires et avec ses vêtements on sait tout de suite qu’elle a de quoi acheter ce qu’elle veut. Moi, ce que je porte que ça vient de la friperie du coin ou de chez Hugo Boss, je m’en fou totalement, du moment que ça me va. Depuis ce moment, j’attirai l’attention de cette fille, Calypso. Elle venait tout le temps me voir jouer et j’en suis même venu à lui apprendre à mieux jouer (surtout pour pas qu’elle me tue les oreilles avant la fin de l’année). On est devenu plutôt proche, du moins quand elle m’accordait un peu de son temps. C’est-à-dire seulement quand elle venait quand je jouais du piano. En même temps, je suis loin d’être populaire, alors quand elle me croise c’est juste un sourire, mais rien d’autre. D’un côté ma sœur fait pareil, alors je lui en veux pas plus que ça. Mais je m’attirai quand même les foudres du copain de Calypso, qui je ne sais comment avait fini par savoir que je passais pas mal de temps avec elle. Avec ce genre de mec, j’ai le don pour pas savoir parler et ça a fini en bagarre, bien sûr ce n’est pas moi qui gagna. Ça faisait si longtemps que j’avais pas eu de bleus… La bagarre avait été filmée et bien sûr un SMS de masse a été envoyé. Et voilà comment à ma manière (et pas la bonne) je me suis retrouvé un peu populaire. D’ailleurs heureusement que ma sœur est intervenue, sinon ça aurait pu durer encore plus longtemps. Là je m’en sors encore assez bien. Ce soir-là quand j’allai faire du piano je fermai la porte. J’entendis Calypso frappait et criait derrière la porte pour que je lui ouvre. Mais je restai impassible à jouer du piano et au bout d’un moment je n’entendis plus rien. Quant au bout d’une heure je sortis de la salle, je fus étonné de voir que Calypso a attendu assise par terre. Elle se releva et vint vers moi :

_Je suis vraiment désolée. J’ai entendu ce qu'il s’est passé et…

Elle posa une main près du bleu sur ma mâchoire, je la repoussai.

_Écoute, le message que m’a passé ton copain est très clair. Tu trouveras un autre professeur de piano j’en suis sûr.
_Non ! C’est avec toi que je progresse ! Et on est en pensionnat, je ne peux pas sortir comme ça pour prendre des cours.
_Désolé Calypso, mais je tiens pas à être le punchingball de ton copain. J’ai déjà subi ça et je le supporterai pas une seconde fois.

Elle ne répondit pas et j’en profitai pour partir. Mais elle ne sembla pas comprendre le message car le lendemain elle revint quand je fis du piano. Pourquoi j’ai oublié de fermer la porte...

_Ta sœur m’a raconté ce qui se passait au collège…
_Elle n’avait pas à te raconter ça.
_Je sais… Mais…
_Qu’es ce que tu me veux ? Tu vas m’attirer des ennuis.
_Non. J’ai rompu avec Josh ce matin, de toute façon, ça faisait un moment que ça n'allait plus.

Je passai les mains dans les cheveux. Mais quelle idiote. Quelle idiote !

_Quelle idiote !!

Elle sursauta, apparemment pas habituée à ce que je m’énerve.

_Tu réfléchis un peu des fois ?! Avec ce qui s’est passé, ça va forcément me retomber dessus ! Il va croire que c’est à cause de moi !
_Non, j’ai bien précisé…
_Tu es stupide. Sors d’ici.
_Mais…
_Va-t’en !!

Elle finit par comprendre le message et s’en alla. Génial… J’ai pas intérêt à traîner dans les couloirs prochainement ou je suis fichu. Contrairement à ce que je pensais, personne ne m’embêta. Calypso avait compris le message, je ne la revis plus après ça. Pendant les vacances, enfin plus précisément le dernier jour je reçus un message de Calypso « Je te ferais voir à la rentrée que maintenant je sais jouer parfaitement le prélude de Bach. ». Je souris. Je la voyais bien avoir passé toutes les heures de ses vacances à jouer du piano pour réussir à faire ce morceau que j’avais arrêté de lui apprendre. J’écris tout de suite une réponse, mais hésitai à l’envoyer. Après tout notre dernière entrevue c’est plutôt mal terminée, j’ai encore du mal à croire qu’elle veuille me voir, même si c’est pour le piano. J’effaçai et envoyai un simple « Ok. ». Après tout elle connait mes horaires, si elle veut me trouver, elle sera le faire et je ne fus pas étonné de la voir dès lundi.

_Pousse toi de là.

Je le lui laissai la place face au piano et elle joua, plutôt bien. Il restait quelques erreurs, mais vraiment peu. Quand elle termina elle se retourna vers moi.

_Alors ?
_C’est presque ça.
_Presque ? Sérieux j’ai super bien joué, j’ai pas fait de fautes !
_Presque pas.
_Tu es tellement énervant ! J’ai passé deux semaines à jouer comme une dingue, histoire de t’impressionner et toi, ça te fait rien du tout ! Il faut quoi pour te toucher, que je t’invente un morceau ?!

Je restai sans voix, je pensais plutôt qu’elle se lançait un défi à elle-même pour me dire « Tu as vu ? Il y a pas que toi qui sait jouer.», j’étais loin de m’imaginais que c’était pour m’impressionner. J’ai repoussé cette fille, on ne sait pas parlé pendant des semaines et elle me dit ça ? Où est le piège ?

_Laisse tomber. Ta sœur m’avait prévenu de toute façon…
_Prévenir de quoi ?
_Laisse tomber.

Elle commença à s’en aller. Quoi elle allait partir comme ça ? C’est quoi cette histoire de dingues ? Je la rattrapai par le bras et essayai de la retourner vers moi.

_Hey ! Tu ne peux pas partir comme ça et…

Je ne compris pas ce qui se passa par la suite. Comment Calypso s’était retrouvé à m’embrasser jusqu’à ce que je recule contre le mur et qu’on reste bloqué là. Elle se retira et me regarda droit dans les yeux.

_Ta sœur m’avait dit que soit tu es gay ou soit que tu es handicapé des sentiments. Je penche plutôt pour la deuxième solution.

Je ravalai ma salive. Ainslinn a vraiment pensé que je suis gay ?! Ou un handicapé des sentiments… Ma propre sœur. Quelle traîtresse.

_Et si c’était la première ?
_C’est le cas ?
_Non.
_Alors j’avais raison.

Peut-être. Mais on ne peut pas m’en blâmer. J’attire rarement les gens en bien sur moi, alors j’ai pas vraiment appris à montrer mes sentiments.

_Tu sais ce n’est pas compliqué d’embrasser quelqu’un, il suffit de suivre les mouvements. Je suis sûr que tu peux être très doué pour ça.

Je me sentis rougir, recevoir une telle leçon d’une fille je trouve ça extrêmement gênant. D’autant plus que je ne sais pas si elle joue à un jeu stupide ou qu’elle est sincère. Je sentis Calypso se rapprocher de moi, apparemment bien décidé à remettre ça. Au pire si c’est un jeu, tant pis. Je préfère ça que de me retrouver pleins de bleus. Je la laissai poser ses lèvres contre les miennes et je fermai les yeux en essayant de me concentrai sur ce qu’elle avait dit. Au fond il y a même pas besoin de concentration, ça vient assez naturellement. Je la sentis totalement se détacher de moi et je ne la retins pas.

_Et bien, je suis plus douée que toi pour t’apprendre à embrasser que tu l’as été avec moi pour m’apprendre à jouer au piano. À demain en cours.

Cette remarque me vexa, mais je ne répliquai pas et la laissai partir. Ce dernier comportement, me renforce dans l’idée que c’est juste un jeu pour elle. Je m’en alla à mon tour, n’ayant plus le cœur à faire du piano. Je ne comprends rien. Je ne comprends pas la situation et ça m’énerve. Je retournai dans ma chambre en essayant de m’enlever ce drôle d’événement de ma tête. Mais je n’y parvins pas… Si Calypso a décidé de me rendre fou pour se venger de la façon dont je l’ai traité, elle réussit très bien.

Le lendemain, je compris que ce n’était pas un jeu quand elle vint me parler et que ses copines firent des remarques « Mais c’est qui ce mec ? ». Elle ne prendrait pas autant de risque juste pour me faire souffrir j’en suis certain. Après ça il s’avéra que ce n’était vraiment pas un jeu et après quelques semaines on finit ensemble. J’avais beaucoup de mal au début. Je ne suis tellement pas habitué à ce genre de relation. Mais Calypso a toujours tout fait pour me mettre à l’aise. Notre relation devient intense avec le temps, très intense et forte. Mais faut croire que même si à ma naissance on m’a catalogué « enfant ayant beaucoup de chances », j’ai plutôt une poisse immense.



Chapitre 3 : l'orage

Ce jour-là il y avait un orage. Un sacré orage. On était en vacance ma sœur et moi, et on n’était pas étonné que les parents n’étaient pas encore rentrés. Après avoir mangé, on a été dans nos chambres respectives et on a dormi. Le lendemain je fus réveillé super tôt, par la police. Qu’est ce qu’il se passe ? Avec cette visite ma sœur et moi avons appris que nos parents sont morts dans un accident de voiture pendant l’orage d'hier soir. On n’était pas très proche de nos parents, mais quand même savoir qu’ils sont morts ça nous a foutu un sacré coup à tous les deux. Personnellement je m’y attendais vraiment pas, mais j’étais le plus grand, le majeur, alors toutes les responsabilités me sont tombés dessus. Diriger une grande entreprise national à 18 ans vous y croyiez ? J’ai dû le faire. Et pas de gaieté de cœur. Je croulais sous tout ce qu’avaient laissé les parents. Je m’en sortais pas, mais pas du tout. Je me sentais de plus en plus mal et sans que je m’en rende compte je trouvai un coupable à tout ce malheur qui m’accable. Ces créatures-là. Pokémon d’après ce que j’ai entendu. C’est de leur faute si mes parents sont morts et que je suis où je suis aujourd’hui. Oui de leur faute. Autant dire que je n’ai pas du tout apprécié quand Calypso a adopté l’un de ces trucs. Elle était la seule qui m’apportait un peu de bonheur dans mes journées et là maintenant y’a ce truc ? Je ne supportai pas longtemps que Calypso partage son amour entre moi et une de ces créatures et elle ne comprenait pas. Elle voulait à tous prix garder son machhin. Très bien. Après ça j’ai vraiment pas pu le supporter et je suis parti.  Devant mon absence prolongée, Calypso est venue me chercher. On s’est parlé, le ton à monter et on a fini par se mettre d’accord tous les deux pour nous séparer. Après tout je ne reviendrais pas sur mes positions et elle s’obstinait à garder ce truc. La fin était inévitable. De toute façon avec toute cette entreprise que je dois maintenir en place, j’ai plus beaucoup de temps. Même pour moi.

Le quotidien : métro, boulot, dodo avait pris tout son sens pour moi. Mais comment mes parents faisaient ? C’est dans ce moment-là que je comprends pourquoi ils ne pouvaient pas être présents pour nous. Cette entreprise aspire tout votre temps. Au moins quand je suis à la maison je peux me détendre. Mais c’était sans compter sur Ainslinn qui m’amena une très grosse surprise un soir. Une de ces sales bestioles !

_Ainslinn !!! C’est quoi ce truc dans le salon ?!

Elle descendit dans le salon.

_Oh je suis désolée, je savais pas que tu allais tomber dessus.
_Tu comptes pas le garder ?
_Bien-sûr que si ! C’est pas par ce que toi tu les aimes pas que ça devrait être pareil pour moi !
_Je veux pas de ça chez moi !
_C’est aussi chez moi je te rappelle !!
_Je veux pas voir ce truc c’est clair ?!

Elle alla prendre son Pokémon.

_T’en fait pas, vu comment tu viens de lui faire peur en hurlant, il s’approcha plus toi. T’es vraiment devenu un con Seth.

Et après ça elle monta dans sa chambre en emportant son bazar. Je montai dans ma chambre aussi en prenant bien soin de fermer la porte derrière moi. Si Ainslinn s’y met aussi... Qu’es ce que les gens ont avec ces Pokémon ?! Je ne comprends pas. J’espère que ça restera loin de moi en tout cas. Je dus m’habituer à ma sœur et sa nouvelle passion pour les Pokémons. Par chance elle faisait bien tout pour qu’ils ne soient pas dans mon champ de vision, dieu merci. Un dimanche quand je profitais un peu du jardin, je me dis qu’il fallait vraiment faire quelque chose pour celui-ci. Si ça continue ça va devenir la savane. Un mouton ça pourrait être bien. Il brouterait toute l’herbe et je serais tranquille. Ouais… Ce jour-là je partis dans une ferme pas loin et allai observer les moutons. Je repérais un intrus dans le troupeau. Une sorte de mouton à tête bleu et à laine jaune. Sans oublier sa queue avec une sorte de boule au bout. Nan, mais sérieux ? Et le berger a rien vu ? D’ailleurs celui-ci vient à ma rencontre et me dit qu’il voulait bien me donner ce mouton bizarre. Je refusai, je veux pas de ce truc. Mais le mouton s’approcha de la barrière et vint s’approcher de moi le plus près possible. Finalement je sais pas comment je me suis laissé convaincre, mais je pris ce truc. Apparemment j’avais cru comprendre que les Pokémons disent leur nom. Celui-ci ce n’est pas le cas. Je l’amenai dans le jardin pour qu’il puisse brouter l’herbe et après j’allai chercher ma sœur. Elle serait mieux s’en occupait que moi. Elle sembla ravi que j’ai ramené ce mouton bizarre à la maison. Je passai mon après-midi à lui construire un abri. Ouais ça reste un mouton, ça dors dehors dans une étable surement pas dans une maison. Ma sœur a essayé de le capturer pour le mettre dans ses balles rouges et blanches, mais il ne s'est jamais laisser faire. Tant pis pour lui, s’il préfère rester dehors c’est son problème.

Ce Wattouat (apparemment c’était le nom de ce Pokémon) était très efficace et en quelques semaines, je retrouvai à peu près mon jardin. Quand vint l’hiver, ma sœur me supplia de le laisser rentrer et de pas le laisser dehors. Je cédai à son caprice. C’est incroyable, je ne sais pas lui dire non. Ce mouton refusait toujours d’appartenir à ma sœur, alors je dus lui aménager une petite pièce dont on ne se servait pas dans la maison pour lui. Quelle plaie. Entre temps, j’ai revendu l’entreprise. J’en pouvais plus, je n’arrivais plus à suivre le rythme et quand j’ai commençé à développer un ulcère à cause du stress, j’ai tout laissé tomber. Alors comme j’étais toujours à la maison, ma sœur en a profité pour prendre une semaine de vacance et pendant ce temps je devrais m’occuper de Cotton. Elle est sérieuse là ? Je vais devoir m’occuper de ce truc ?! Puis Cotton quoi. Vive l’originalité pour un truc plein de laine. J’essayai de résister, mais Ainslinn ne me laissa pas le choix. Me voilà seul avec un truc que je déteste, la semaine  va être fun.

Bon par chance il mange tout comme un mouton alors j’ai pas eu besoin de me casser la tête pour lui trouver de quoi manger. Des betteraves et voilà. Le mardi il sembla manger ses betteraves avec moins d’enthousiasme alors je lui dis ceci « Si tu es sage tu auras du bon foin demain ». Bizarrement d’habitude elle se promène un peu dans la maison et je râle car je n’aime pas ça, mais le lendemain elle se fit sage comme une image, elle ne bougea pas de sa pièce où elle doit être. Tout ça pour du foin ? Et ben c’est vraiment comme les animaux, tout passe par l’estomac. Mercredi je lui apportai donc son foin et elle fut super heureuse. Je lui en donnerais plus souvent. Ce soir là il faisait vraiment froid et j’avais cassé le bouton de mon chauffage hier alors impossible de dormir dans ma chambre, c’est le pôle nord. Hors de question que je prenne celle d’Ainslinn, je ne sais pas sur quoi je pourrais tomber là-dedans. Je pris donc ma couette et mes oreillers et descendis dans le salon pour dormir sur le canapé. Il y a la cheminée là-bas, c’est la pièce de la maison la plus chaude. Je m’endormis assez rapidement, même si ce n’était pas aussi confortable que mon lit. La nuit je fis un terrible cauchemar et c’est Cotton qui vint me réveiller en donnant une lèche sur le visage. Ce drôle de réveil me fit sursauter. Mais dans un sens je suis bien heureux d’être sorti de mon cauchemar. Je regardai Cotton.

_Évite de me lécher la prochaine fois.

Elle se recroquevilla sur elle-même, ayant apparemment très peur que je la tape ou autre chose. Sérieusement ? Je ne l’aime pas, mais je suis encore loin de taper les animaux ou les Pokémons. Mais après tout elle a de quoi avoir peur de moi. Je lui parle toujours très sèchement, des fois je lui cris dessus et je l’ai de nombreuse fois insulté quand je parlais d’elle avec ma sœur. Après faut pas s’étonner que je traumatise cette bête. J’essayai plus ou moins de me rattraper.

_Mais merci de m’avoir réveillé. Tu peux rester dormir près du feu si tu veux.

Bon là je fais un gros effort, je ne suis même pas sûr que je vais réussir à dormir après ça, sachant qu’elle allait rester dans la même pièce. Mes paroles fut un vrai regain de vitalité pour Cotton qui passa de l’inquiétude à la joie immense. J’ai d’ailleurs remarqué ça chez elle. Dès que je suis un tant soit peu gentil avec elle, elle rayonne comme un soleil, je sais qu’avec ma sœur elle le fait un peu aussi, mais beaucoup moins qu’avec moi. Comme prévu après ça j’eus du mal à me rendormir, mais Cotton ne fit vraiment aucun bruit. Quand je me réveillai le lendemain matin, le Pokémon n’était pas près du feu comme je le pensais, mais près du canapé. Pas loin de moi en somme. Bizarrement ça ne m’étonna pas. J’y ai réfléchi cette nuit quand je n’arrivais pas à dormir. Ce Pokémon a toujours tout fait pour attirer mon attention. Quand Ainslinn lui demandait un truc elle le faisait, mais quand c’était moi elle se précipitait immédiatement pour le faire et pas par peur. On voyait vraiment que ça lui faisait plaisir. Même encore hier soir les étoiles qui brillaient dans ses yeux quand j’ai dit qu’elle pouvait rester. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’elle est en admiration sur moi. Pourtant avec tout ce que je lui ai fait subir, elle aurait de quoi me haïr. Alors pourquoi autant s’accrocher à moi ? Sans m’en rende compte je me revis gamin essayant de tout bien faire pour que mes parents soient fiers de moi, de même essayer de faire plus pour qu’ils s’intéressent à moi et de rayonnait comme un soleil quand j’obtenais un compliment de leur part. Cotton faisait exactement la même chose. J’en veux aux Pokémons pour m’avoir pris mes parents, enfin à l’orage… L’orage. Pas les Pokémons. Aucun s’en ai pris directement à la voiture de mes parents. Mais pourtant j’ai pas pu m’empêcher de les haïr c’est tellement plus facile de jeter la faute sur quelqu’un plutôt que d’accepter une dur une réalité. Ce jour-là, j’acceptai une dure réalité. Mes parents sont morts, ils ne reviendront pas et les Pokémons n’y sont pour rien là-dedans. Surtout cette pauvre Cotton qui faisait tout pour que je l’aime bien.

Après ça j’ai vraiment fait de gros efforts, pour accepter Cotton, toutes ses marques d’affections qu’elle voulait me donner. Il me fallut plusieurs semaines, même plusieurs mois, mais ce Pokémon et moi devinrent inséparables. Je me suis beaucoup intéressé à elle, et je commençais à m’intéresser aux Pokémons en général. Au fond c’était des êtres absolument fascinants. Ils étaient tous différents avec des particularités hors normes. Prenons Cotton avec sa laine si spéciale. Vous savez que quand elle reçoit de l’électricité (d’un autre Pokémon) sa laine double de volume et devient si soyeuse qu’on dormirait dessus ? Vous savez aussi qu’elle régule l’électricité statique et l’air dans sa laine pour réguler la température de son corps ? Vous savez que contrairement à ce que l’on pourrait croire quand l’on voit sa laine, les Wattouat lance des éclairs bleus ? (Et pas jaune comme on pourrait le penser) Vous savez que quand on tond cette laine elle repousse en moins d’une semaine ? Et si elle est en contact avec de l’électricité là c’est encore plus rapide ! Vous savez que quand on frotte la laine d’un Wattouat l’électricité statique augmente et que l’ampoule au bout de sa queue devient plus lumineuse ? J’ai appris tout ça à force d’observer mon Pokémon. Oui mon Pokémon, quand j’ai acheté une Pokéball que j’ai montré à Cotton, elle s'est tout de suite jetée dessus pour rentrer dedans. Mais bon il est rare que je la laisse enfermé là-dedans. Depuis quelques jours j’ai décidé de prendre un tournant dans ma vie, je suis devenu scientifique. Grâce à un excellent article que j’ai fait sur Wattouat j’ai réussi à être engager rapidement. Bon maintenant il reste plus qu’à trouver d’autres Pokémon à étudier. En avant pour cette expérience !


Derrière l'écran

Δ PRÉNOM/PSEUDO :Vous me reconnaissez pas ? C'est Mila !
Δ ÂGE : 19 ans
Δ DÉCOUVERTE DU FORUM : Je suis devenue schizophrène, je me cache aussi derrière les traits de Autumn.
Δ AVIS SUR CELUI-CI : Je l'aime tellement   
Δ MOT DE LA FIN : J'espère que vous aimerez ce scientifique.




Dernière édition par Seth Caldwell le Ven 18 Avr - 17:50, édité 3 fois
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« Koppa »

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MessageSujet: Re: Seth ♦ Time is a great healer, yellow sheep is pretty much at the end.   Ven 18 Avr - 16:46

Je te souhaite à nouveau la bienvenue ! Ce personnage est très intéressant et original. C'est un DC bien inspiré ! On ne peut que aimer ce scientifique ne t'en fais pas ;) Ton histoire nous décrit bien la personne qu'il est / a été, et est en total accord avec le contexte. Du coup je ne peux que te valider !
Il te restera à faire ta banque, ta fiche de lien, ton journal, attaquer ton pokedex... mais bon je pense que pour les trois premiers tu es bien rodée.
J'ai hâte de te voir écrire avec ce nouveau personnage !
      

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Seth ♦ Time is a great healer, yellow sheep is pretty much at the end.

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